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L'ASN travaille à la mise en place d'un management de la qualité en imagerie

MONTROUGE (Hauts-de-Seine), 20 janvier 2015 (APM) - L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) travaille à l'élaboration de mesures destinées à améliorer le management de la qualité dans le domaine de l'imagerie, notamment en radiologie interventionnelle et pour l'utilisation des scanners, et espère avoir un projet de décision soumis à concertation courant 2015, pour une mise en oeuvre en 2016, a-ton appris à l'occasion de la conférence de presse de voeux de l'ASN mardi.

Lors de ses voeux, le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a estimé que "le dispositif de contrôle de la radioprotection n'a pas la même maturité dans le domaine médical que dans l'industrie du nucléaire". Et même depuis l'affaire des surirradiations à l'hôpital d'Epinal, qui a conduit à un renforcement du management de la qualité en radiothérapie, il "reste des choses à faire" dans d'autres domaines, notamment en imagerie.

Il a cité certaines interventions de radiologie interventionnelle, notamment celles faites dans des blocs chirurgicaux, où "il y a eu des incidents de surdoses, de patients ou de personnels". Ce sujet "sera cette année un point de vigilance particulier".

Interrogé sur ce sujet, Jean-Luc Godet, directeur des rayonnements ionisants et de la santé, a d'abord souligné un manque de formation de certains intervenants.

"Il y a deux catégories. Pour la radiologie ou cardiologie interventionnelle réalisée dans une salle dédiée, il y a des gens formés" à la radioprotection. En revanche, se développent des actes de radiologie interventionnelle réalisés souvent en bloc opératoire mais aussi en gastro-entérologie, rhumatologie..., avec des matériels mobiles, par des personnels ayant parfois peu de sensibilisation à la radioprotection.

Il y a donc un besoin de formation, et l'ASN travaille sur l'amélioration de la formation initiale des étudiants en médecine ainsi qu'à la formation continue des praticiens non spécialisés en imagerie à la radioprotection des patients.

Et Jean-Luc Godet a évoqué la question du "management de la qualité". Des mesures "ont été imposées en radiothérapie" à la suite du scandale d'Epinal, mais actuellement il n'y a pas de mesures similaires pour les blocs opératoires.

"Nous préparons une décision, qui sera similaire à celle sur le management de la qualité en radiothérapie. Nous nous sommes engagés à ce que le projet de décision entre en consultation d'ici six mois", a-t-il précisé, espérant ainsi une mise en application "dans le courant du premier semestre 2016".

Le directeur des rayonnements ionisants et de la santé de l'ASN note que cela ne concernera pas que les activités interventionnelles, mais l'ensemble de l'imagerie et notamment les scanners.

"On a constaté au cours des années une augmentation des doses moyennes délivrées aux patients" lors des examens par scanner, comme l'a montré un rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en octobre 2014 (cf APM VIRJD004). "Une partie de l'augmentation est justifiée" par l'évolution des pratiques, mais "il y a une marge de manoeuvre pour une vraie maîtrise des doses".

La mise en place de l'assurance qualité pour la radioprotection en imagerie impliquera "un engagement de la direction [des établissements], une gestion des compétences, une formalisation des procédures, un recueil des dysfonctionnements et leur analyse...".

Par ailleurs, alors qu'il y a eu des efforts en radiothérapie pour augmenter le nombre physiciens médicaux, en imagerie "on est loin du compte".

Jean-Luc Godet a constaté que paradoxalement, "on forme des radiophysiciens dont certains ne trouvent pas de travail parce que les hôpitaux ne créent pas de postes pour l'imagerie".

fb/ab/APM polsan

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